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Communiqué de presse
28 novembre 2025
Le HCR et ONU Femmes signent un nouveau cadre de partenariat en appui au Niger en faveur des femmes et des filles affectées par les déplacements forcés
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Histoire
28 novembre 2025
Formation des formateurs PEAS : renforcer les capacités pour une protection plus sûre et plus humaine
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Histoire
27 novembre 2025
Quand la dignité renaît
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Les objectifs de développement durable au Niger
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU au Niger:
Histoire
21 mars 2025
Soumana devenu résilient grâce à la FAO
Agé de 47 ans, marié à 3 femmes et père de 10 enfants est devenu résilient grâce aux appuis de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ayant quitté l’université de Niamey en 2001 en 2ème année de droit, il est rentré au village où il s’est investi dans l’agriculture. A l’époque, la production agricole de Soumana ne dépassait guère les 40 bottes équivalent à 600 kg. « Je n’avais pas accès aux semences de qualité, comme tous les autres producteurs de mon village, pour booster ma production agricole. Je me contentais de celles disponibles sur les marchés locaux » a-t-il expliqué.C’est difficilement qu’il arrivait à subvenir aux besoins de sa famille. Dans sa recherche à combler le gap alimentaire chaque année, il était contraint d’abandonner son village pour se rendre dans des pays voisins. « Je ne suis pas parvenu à gagner véritablement les moyens à la hauteur de mes attentes. »Mais, depuis trois ans que la FAO a démarré ses appuis dont il est un des bénéficiaires en 2024, Soumana a pu obtenir les semences résilientes et de qualitépour produire durant la campagne pluviale.Avec l’appui de la FAO, la production céréalière de Soumana passe à 70 bottes soit 1 000 kg pour le mil et 750 kg pour le niébé dans son espace d’exploitation d’un hectare et demi. Cet appui de la FAO s’est fait dans le cadre de la mise en œuvre du programme « accélérer le progrès vers l’autonomisation économique des femmes rurales » financé par la Norvège et la Suède. Pendant la saison des cultures irriguées, il produit du niébé et se sert de ses fanes pour nourrir durant deux mois son troupeau d’animaux. En 2024, il s’est procuré, avec le soutien de la FAO, des semences de laitue, de la pomme de terre et de moringa en dehors de semences pluviales.Au cours de la période de soudure ou de précarité, il recourt aux produits maraichers comme les feuilles de moringa associées à la farine de mil, de sorgho ou de maïs pour assurer l’alimentation de sa famille. Ainsi, « je consacre entièrement ma force de travail à la production et récolte mieux ».La diversification de sa production a permis à Soumana, non seulement de varier l’alimentation de sa famille, mais aussi et surtout de générer beaucoup de profits. Dans son activité, il a pu s’acheter deux petits ruminants. « Dieu merci, aujourd’hui, je suis devenu résilient au point de n’avoir plus besoin d’un quelconque soutien pour prendre en charge ma famille ».Avec l’assistance de la FAO, Soumana affirme avoir accumulé des connaissances pratiques utiles en matière d’agriculture et d’élevage pour poursuivre et renforcer sa production. Il se voit dans les cinq prochaines années être un entrepreneur agricole capable de labourer des vastes étendues de terre à travers la mécanisation. Son ambition est de ramener les jeunes à la terre considérée comme étant « un véritable moyen d’atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnel des ménages dans les zones rurales».Ce genre d’ambition au Niger, la FAO le soutient à travers les semences irriguées et pluviales, le renforcement des capacités techniques sur les itinéraires techniques agricoles, le cash plus semences, la régénération naturelle assistée, les engrais, les aliments pour bétail, le système de la petite irrigation, les champs écoles agropastoraux, les clubs d’écoute Dimitra, les caisses de résilience, etc.Ce type d’appui de la FAO entre dans le cadre des multiples efforts de l’organisation à soutenir la transition vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables afin d’améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie, en ne laissant personne de côté. Un tel appui contribue à l’atteinte des Objectifs de Développement Durables notamment les ODD 1, 2 et 12 qui portent respectivement sur « pas de pauvreté », « faim zéro » et « consommation et production responsable ».
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Histoire
21 mars 2025
Des Héros de l’Ombre : L’Engagement des Volontaires des Nations Unies qui sauvent des Vies
Ils ne portent ni cape, ni insigne, et pourtant, ils sont des piliers de leur communauté. Ce sont les 18 Volontaires des Nations Unies (VNUs), engagés aux côtés de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Niger et de la Direction régional de la santé Publique de la Population et des Affaires sociales de Maradi pour apporter soins, écoute et espoir aux populations les plus vulnérables.Parmi eux, Moutari Sanda Chapiou, infirmier VNU, vit chaque jour au rythme des souffrances et des espoirs de ses patients. Dans la petite salle d’attente du centre de santé, une femme, visiblement affaiblie, serre la main de son enfant malade. Ses yeux trahissent la peur. Moutari s’approche, lui sourit et l’invite à entrer. Il pose un diagnostic, administre un soin, mais surtout, il prend le temps de parler. De rassurer. « Quand un malade me dit ‘Dieu te bénisse’, je ressens une immense fierté », confie-t-il. Il sait que ces mots valent plus qu’un salaire, plus qu’un diplôme. Ils sont la preuve qu’il fait une différence.À quelques kilomètres de là, Noufaissa Yahaya Moussa, sage-femme VNU, accueille une jeune femme enceinte pour une consultation prénatale. La future mère semble hésitante, peu habituée à fréquenter les centres de santé. Avec douceur, Noufaissa lui explique l’importance du suivi médical, l’encourage à revenir régulièrement. La jeune femme l’écoute, puis finit par avouer : « Je veux accoucher avec vous, car vous êtes gentille et accueillante. » Un lien de confiance s’est tissé, une barrière est tombée.Le travail des VNUs ne se limite pas aux centres de santé. Lors des inondations qui ont frappé la région, ils ont été parmi les premiers à répondre à l’urgence. Dans le camp des sinistrés, des centaines de familles ont tout perdu. En les voyant arriver, un vieil homme s’avance, les larmes aux yeux. Il serre la main de Moutari et murmure : « Vous êtes venus… on pensait qu’on nous avait oubliés. » À cet instant, il n’y a plus de chiffres, plus de statistiques, juste une vérité : leur présence change des vies. Mais l’engagement des VNUs ne s’arrête pas aux urgences. Jour après jour, ils éduquent, sensibilisent et accompagnent. Dans une école, Noufaissa parle d’hygiène à un groupe d’adolescents, expliquant avec patience pourquoi il est si important de se laver les mains. À la fin de la séance, un garçon s’approche et dit timidement : « Je vais l’expliquer à ma petite sœur. » Un simple geste, mais un impact durable.Malgré les défis – la pénurie de certains médicaments, les moyens limités – ils ne renoncent pas. Quand Noufaissa manque de fer pour ses patientes enceintes, elle leur apprend à adapter leur alimentation. Quand Moutari fait face à des patients angoissés, il leur offre du réconfort en plus des soins. Ils ne se contentent pas d’aider, ils trouvent des solutions.Les VNUs ne se considèrent pas comme des héros. Ils disent simplement qu’ils font leur part. Mais pour les mères qu’ils accompagnent, les enfants qu’ils soignent, les sinistrés qu’ils réconfortent, ils sont l’espoir dans les jours sombres, le sourire dans la douleur, la main tendue qui change tout.Dans un pays où les défis sanitaires existent, leur engagement est une promesse : celle qu’avec de la volonté, de l’écoute et du courage, chaque vie peut être transformée. Ecrit par Nana Hassoumi, Coordonnatrice du Programme des Volontaires nationaux au Niger
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Histoire
20 mars 2025
Stimuler la production agricole pour multiplier les opportunités pour les communautés
Installée sur une pile de sacs de mil dans le village de Sarkin Hatsi, dans le sud du Niger, Sa'a Moussa esquisse un sourire de fierté. Aujourd'hui, c'est jour de livraison et, à l'entrepôt de sa coopérative composée exclusivement de femmes, elle attend avec impatience l'arrivée des camions qui viendront chercher leur récolte."Cela n'a pas toujours été le cas. Nous venons de loin", dit-elle en évoquant le parcours des 820 membres de l'association agricole Hadin Kan Mata (ODD5) qu'elle dirige, dans la région de Maradi.« Depuis longtemps, nous devons affronter des saisons qui changent de manière imprévisible. La pluie arrive, nous nous dépêchons de semer, puis la sécheresse frappe à nouveau, et nous perdons tout », souligne-t-elle, décrivant la lutte quotidienne de ces femmes contre les chocs climatiques.Dans la région de Maradi, comme dans de nombreuses zones au Niger, les agriculteurs font face à de nombreux défis, y compris la désertification accélérée et dégradation des sols. Le pays perd environ 100 000 hectares de terres chaque année. Ce qui représente un frein à l’atteinte de l’objectif de développement durable « Faim Zéro » (ODD 2). « Les pluies commencent plus tard et s’arrêtent souvent tôt, perturbant le cycle de production agricole de trois mois et réduisant les rendements », explique Ramatou Hinsa, Chargée du développement rural au Programme alimentaire mondial dans la région de Maradi.Les effets des chocs climatiques réduisent la production et menacent la sécurité alimentaire, ce qui pousse de nombreux hommes à chercher des opportunités ailleurs.« Beaucoup de nos hommes migrent vers le Nigeria ou l’Europe via la Libye, souvent sans revenir avant des années, voire jamais. Cela laisse les familles, surtout les femmes et les enfants, dans une grande vulnérabilité », affirme Sa’a Moussa.S’armer pour affronter les effets des chocs climatiquesDepuis 2012, le PAM collabore avec le gouvernement du Niger, les communautés et les organisations locales (ODD 17) pour aider les petits agriculteurs à accéder à des ressources et connaissances essentielles afin d’accroître leur production et leurs compétences entrepreneuriales. Outre les chocs climatiques, ces agriculteurs doivent faire face à l’accès limité aux intrants, aux marchés et au financement.« C’est une approche globale, de la récupération des terres à l’autonomisation des petits exploitants avec des compétences et des outils post-récolte, en passant par la recherche de débouchés pour leurs produits », précise Ramatou.Plus de 300 000 hectares de terres dégradées ont été récupérées par le PAM depuis 2014. À Maradi, le PAM travaille avec la Chambre régionale d’agriculture de Maradi pour proposer des solutions adaptées aux besoins des petits producteurs et entrepreneurs de la région."Nous soutenons les petits agriculteurs en formalisant leurs organisations, en leur fournissant des informations sur les marchés et le climat, et en renforçant leur visibilité par le biais de salons et de foires", explique Guéro Magala, secrétaire général permanent de la Chambre régionale d'agriculture de Maradi.En conséquence, les agriculteurs ont vu leurs rendements s'accroître. "Grâce à la formation et aux semences améliorées, nos récoltes ont triplé. Auparavant, un hectare produisait 187,5 kg de mil ; aujourd'hui, il en produit de 750 kg à 1 000 kg", explique Moussa, présidente de la coopérative.Dynamiser l’économie locale et l’alimentation scolaireLes bonnes récoltes créent un excédent, permettant à la coopérative Hadin Ka Mata de trouver de nouvelles opportunités commerciales. « Nos produits ont bien marché grâce au soutien du PAM. Aussi, notre coopérative à Maradi a un contrat annuel avec le gouvernement », déclare Sa’a Moussa.« Grâce aux revenus de nos ventes, nos familles peuvent non seulement se nourrir à nouveau, mais surtout profiter de la vie et rêver à nouveau », annonce-t-elle avec joie.Cette initiative du PAM s’inscrit dans la stratégie nationale du Niger consistant à acheter à ses petits producteurs. Depuis 2013, le PAM a acheté plus de 27 000 tonnes de denrées alimentaires, d’une valeur de plus de 12 millions de dollars, principalement utilisées pour approvisionner les cantines scolaires (ODD 4).« Cette stratégie non seulement promeut les régimes alimentaires locaux, mais est aussi très économique. Elle comble le fossé entre les repas pris à la maison et à l'école, réduisant ainsi les coûts logistiques », explique Salou Abdou, Coordinateur régional des cantines scolaires de Maradi. Ces efforts renforcent la vie communautaire et les moyens de subsistance. « Nous sommes fiers de savoir que ce sont nos propres produits, et non des sources inconnues, qui nourrissent nos enfants à l’école. Ces aliments locaux nourrissent nos familles, et cela nous remplit de satisfaction », confie Elhaj Oumarou, chef du village de Sarkin Hatsi.Ce soutien s’aligne sur les efforts de résilience du PAM pour stimuler la production alimentaire locale dans ses programmes au Niger.Les initiatives du PAM en faveur des petits exploitants agricoles et d'autres communautés vulnérables du Niger sont rendues possibles grâce aux pays suivants: Allemagne, Danemark, États-Unis, France, Norvège et l’Union Européenne
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Histoire
18 mars 2025
Garantir un bon départ à travers des Soins maternels et néonatals de qualité
I ll est midi ce mercredi 22 mai 2024, c’est l’heure de visite aux malades au Centre de Santé de la Mère et de l’Enfant (CSME) de Maradi, une région située au centre-sud du Niger, frontalière avec le Nigeria. Ce centre de référence, le seul de la région en matière des soins pour la mère et l’enfant, accueille mères, femmes enceintes, enfants et nouveau-nés. Beaucoup viennent directement, mais la plupart sont référés par les centres de santé périphériques des villages et des districts sanitaires de la région. À l’unité des soins de néonatologie, l’une des plus importantes du centre, les équipes sont à pied d’œuvre. Pendant que certains prennent des constantes et placent des cathéters aux nouveaux admis aux soins, Ali Dayabou, technicien supérieur en soins infirmiers, vérifie les températures des bébés avant de placer un concentrateur d’oxygène à un nouveau-né admis pour détresse respiratoire. Le travail des infirmiers est crucial dans ce centre : ils sont chargés d’administrer les premiers soins aux bébés, de faire le suivi et de veiller à l’amélioration de l’état de santé de ces nouveau-nés dont certains sont nés il y a tout juste quelques heures. « Nous accueillons des bébés nés au centre et des bébés nés avec des complications, référés par d’autres structures de santé comme les maternités et les centres de santé intégrés de la région. Les difficultés concernent surtout les bébés référés. Les cas les plus fréquents que nous recevons sont les bébés prématurés, les bébés ayant un ballonnement abdominal, les enfants gavés avec des décoctions, des cas de malformation, des cas d’infections bactériennes sévères mais aussi des enfants qui refusent de téter. À leur arrivée ici, les mamans ont souffert, les bébés ont souffert, ils arrivent pour la plupart dans un état critique. Notre priorité est d’abord de stabiliser le bébé et, au besoin, de faire appel aux services spécialisés car ici nous avons les spécialistes selon les complications. » confie Dayabou. Dans un centre pareil, la disponibilité des équipements, de médicaments et de personnel formé est la clé de réussite de cette mission cruciale pour sauver des vies. C’est pourquoi, depuis son ouverture en 2011, l’Etat et ses partenaires dont UNICEF sont aux côtés du CSME de Maradi à l’instar des autres centres des autres régions pour apporter l’appui nécessaire en termes de matériel, équipements, intrants et formation au personnel. UNICEF a particulièrement dans le cadre du financement de Monaco déployé d’importants équipements et médicaments pour les soins aux nouveaux né d’une part et d’autres part a appuyé le renforcement des capacités des prestataires dans les centres de santé (CSME, Hôpitaux des Districts et CSI) sur des thématiques portant sur les soins aux nouveaux nés y compris la prise en charge des infections bactériennes sévères là où la référence n’est pas possible (PSBI). Dans le même ordre des relais communautaires ont été formés et ont reçu des connaissances pour détecter et référer aux centres de santé des nouveaux nés présentant des signes de danger. « Auparavant, on avait pas de méthodologie quand il s’agissait de soins essentiels, on faisait tout pêle-mêle. Grâce à la formation, nous avons compris l’importance des soins essentiels dès la naissance, mais aussi qu’il y a des étapes à suivre, comme obtenir les premiers pleurs du bébé, bien faire les soins au cordon... Prendre deux minutes pour prodiguer ces soins peut protéger l’enfant durant des années. » témoigne l’infirmier. Les soins de santé primaires prodigués au nouveau-né immédiatement après sa naissance assurent un bon départ et permettent d’éviter des complications potentielles. Malheureusement, beaucoup de nouveau-nés référés ne bénéficient pas correctement de ces soins. C’est pourquoi, L’UNICEF grâce au financement de la Principauté de Monaco, a soutenu un stage clinique pour les sages-femmes des maternités des districts sanitaires de Maradi afin qu’elles puissent participer à une immersion pratique au CSME sur les soins essentiels aux nouveau-nés. « Beaucoup d’entre elles avaient du mal à trouver les voies veineuses des bébés ou à réaliser d’autres gestes essentiels. Durant le temps passé avec nous, nous avons effectué des réanimations avec elles, nous leur avons appris la méthode de peau à peau, les soins des yeux… » confie Dr Lamine, pédiatre et responsable de l’Unité de Néonatologie.En 2023, cette unité a enregistré plus de 5000 patients, et les coupures d’électricité récentes auraient pu causer des dégâts sans l’installation d’un groupe électrogène et de carburant fourni par l’UNICEF. « C’était vraiment un ouf de soulagement, ce groupe qui nous a permis d’éviter le pire », conclut Dr Lamine.Au-delà du sacrifice quotidien fourni par le personnel pour sauver des enfants entre la vie et la mort, c’est une fierté pour les agents comme Dayabou d’être au chevet de ces bébés et de contribuer à redonner le sourire à leurs mamans : « Voir une mère désespérée repartir avec son bébé dans les bras, toute souriante, nous procure une grande satisfaction morale. »Le Centre de Santé de la Mère et de l’Enfant de Maradi joue un rôle crucial dans la région, offrant des soins de qualité qui sont indispensables aux mères et aux nouveau-nés. Le soutien constant des partenaires est vital pour maintenir et améliorer la qualité des soins prodigués.
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Histoire
18 mars 2025
Le parcours résilient des femmes déplacées de Tingara
Depuis l’attaque tragique qui a contraint des centaines de familles à fuir le village de Tingara 2 en février 2019, de nombreuses femmes déplacées ont trouvé refuge dans le site de Tadress, en périphérie de Tillabéri. Face à l’adversité, elles ont su faire preuve d’une résilience remarquable, soutenues par l’ONG JAAD. Leur histoire illustre la force du collectif et l’impact positif qu’une organisation dédiée peut apporter à des communautés en détresse.En février 2019, une attaque d’éléments présumés de Groupes Armés Non-Étatiques (GANE) a frappé le village de Tingara, dans la commune de l’Anzourou. Environ 216 ménages, soit 1 500 personnes dont Mamou Hassimi, 46 ans, mère de cinq enfants et Haoua Issaka, 31 ans et mère de sept enfants, ont fui leurs foyers, abandonnant maisons, terres et moyens de subsistance. Elles ont marché durant quinze jours pour atteindre Tillabéri, bravant la faim, la fatigue et la maladie. « Ce départ forcé reste le pire moment de ma vie ; nombreux sont ceux qui étaient tombés malades ; d’autres n’y ont pas survécu tandis que certains donnèrent la vie au cours de cet odyssée. » – Mamou Hassimi. À Tillabéri, dès leur arrivée, elles furent accueillies par les autorités locales avec une première assistance en vêtements et en nourriture. Par la suite, le Programme alimentaire mondial (PAM), des ONG nationales et internationales leur ont distribué des céréales, de l’huile, du sel et du sucre pour une durée de trois mois. La rencontre avec JAAD : vers l’autonomisationLa vie de ces rescapées de Tingara va changer à partir de 2020, à la suite de leur rencontre avec l’ONG nationale Jeunesse Africaine et Actions de Développement (JAAD), dans le cadre du réseau « West African Network for peacebuilding » (Wanep). Ce fut le début d’une collaboration fructueuse qui aura permis de se constituer en groupement de 33 membres, dénommé « Lakal Kaney ». Ensuite, JAAD a renforcé leurs capacités en vie associative, en sensibilisation sur la cohésion sociale mais aussi en techniques de transformation de produits alimentaires. L’initiative n’a pas tardé à faire des émules, car aussitôt, les femmes de la communauté hôte se sont de leur côté organisées en groupement dénommé « Fahamey » avec 45 membres ; engageant un échange solidaire avec leurs consœurs déplacées. Commence alors une relation forte fondée sur la cohésion sociale entre ces femmes que la providence à mises ensemble ; en témoigne le partage d’expériences et de savoir-faire. « Grâce aux formations en transformation de produits alimentaires et la fabrication de savon, nous pouvons désormais subvenir à nos besoins, assurer la scolarisation de nos enfants et reprendre confiance en nous », a déclaré pour sa part Haoua Issaka. Elles apprirent les unes des autres comment produire du savon liquide et solide, comment transformer du maïs en produits dérivés, comment valoriser de l’arachide en tourteaux et en pâte, et comment transformer des ressources locales comme le sésame, le soumbala et les feuilles de corètes. L’expérience a montré que les réponses aux crises et catastrophes peuvent être encore plus efficaces qu’elles ne le sont, si les programmes d’interventions faisaient davantage attention aux besoins spécifiques de chaque catégorie de personnes affectées par les crises, comme on peut le voir avec JAAD et les femmes de Tadress.Une success story confirmée : la foire de NiameyDébut 2025, JAAD est revenue à Tillabéri pour inviter plusieurs femmes de Tadress à la foire agropastorale et halieutique « Sahel Niger 2025 » à Niamey. Elle les dota de kits d’autonomisation pour renforcer leurs capacités pour ce faire. Et puis à la suite d’un processus de sélection organisé par cette ONG, Mamou, Haoua et deux autres femmes de la communauté hôte de Tadress ont été retenues pour participer à cet événement. « Nous sommes désormais visibles en tant que groupement de la région de Tillabéri dans ce que nous savons faire de mieux en matière de transformation de produits alimentaires ; mais il faut le dire, nous avons aussi beaucoup appris des autres, découvert les produits d’autres groupements et entrepreneures venus de tout le pays et de la sous-région, tissé des liens et développé un réseau de partage d’expériences », a déclaré Marie Doulla, du groupement « Fahamey », membre de la communauté hôte. Cette première participation à un événement d’envergure internationale avait tout l’air d’une consécration pour ces femmes venues de loin. Les femmes sont revenues encore plus motivées, conscientes de l’importance d’améliorer la qualité de leurs produits pour conquérir de nouveaux marchés.Un modèle de résilience et de solidaritéPour Mamou, Haoua et ses compagnes, ce parcours témoigne avant tout de leur détermination face aux crises successives qui touchent la région de Tillabéri. Au-delà de la survie, ces femmes déplacées ont trouvé les ressources pour reconstruire leur vie et s’intégrer dans une nouvelle communauté grâce à la synergie entre JAAD, les autorités locales et d’autres partenaires.« Le 8 mars est une occasion de célébrer les progrès accomplis par les femmes, mais aussi de mettre en lumière l'importance de leur autonomisation dans tous les aspects de la vie. L'aide humanitaire doit impérativement prendre en compte cette réalité en accordant une priorité aux organisations locales dirigées par des femmes, qui sont au cœur des solutions adaptées aux besoins des communautés. En leur fournissant davantage de ressources et de pouvoir d'action, nous contribuons non seulement à renforcer la résilience des populations, mais aussi à faire émerger des leaders féminines, actrices essentielles dans la construction de sociétés plus justes, inclusives et durables », a dit ABDOU IDI Haoua, Coordonnatrice Nationale de l'ONG JAAD, une organisation qui travaille à promouvoir le leadership des femmes au Niger. Cette histoire est un appel à multiplier les actions de soutien aux populations déplacées et à promouvoir l’autonomisation des femmes, levier essentiel pour renforcer la résilience communautaire. Malgré les difficultés, l’expérience de Tingara et de Tadress montre qu’avec un accompagnement adapté, il est possible de retrouver une vie digne et de contribuer activement au développement économique local.Vers l’avenirLe parcours de Mamou, Haoua et des femmes de Tingara met en lumière la force de la solidarité et le rôle essentiel de l’accompagnement dans un contexte de crise. Leur participation à la foire de Niamey confirme qu’en dépit des obstacles, l’audace, la persévérance et le soutien ciblé peuvent ouvrir de nouvelles perspectives à celles et ceux qui ont tout perdu. Plus largement, il s’agit d’une leçon universelle : l’espoir et l’entraide peuvent devenir de puissants moteurs de reconstruction et d’autonomisation.
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Histoire
28 novembre 2025
Formation des formateurs PEAS : renforcer les capacités pour une protection plus sûre et plus humaine
Cette session, organisée par les Nations Unies et les partenaires de mise en œuvre engagés dans la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels (EAS), le harcèlement sexuel (SH) et les violences basées sur le genre (VBG), visait à renforcer les compétences des membres du réseau en matière de gestion sûre des incidents PEAS.« La PEAS n’est pas un exercice administratif, c’est une responsabilité humaine »Dans son discours d’ouverture, la Coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies (a.i.) a souligné la dimension fondamentale de cet engagement partagé :« La PEAS n’est pas un exercice administratif. C’est une responsabilité commune et humaine. C’est une question de confiance. Et cette confiance repose sur nous tous, sur notre capacité à prévenir, à détecter, à accompagner et à réagir avec professionnalisme et humanité. » Ses mots ont rappelé que la prévention de l’exploitation et des abus sexuels n’est pas un simple processus technique : c’est un engagement moral et collectifUne formation inscrite dans la campagne des 16 Jours d’ActivismeLa session s’est tenue dans le cadre des 16 Jours d’Activisme contre les VBG, dont le thème 2025 met l’accent sur la violence numérique, une forme de violence émergente qui affecte de plus en plus de femmes et de filles.Le message PEAS de cette année est clair et puissant :« Aucune excuse pour l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels en ligne ou hors ligne. » Un message que les participants ont été invités à intégrer et porter, au sein de leurs équipes comme auprès des communautés.Clarifier, comprendre et mesurer l’ampleur des risquesD’abord, La formation s’est consacrée à une meilleure compréhension des concepts clés : SEA, SH, VBG, ainsi que les messages essentiels sur l’EAS.Le formateur a présenté des données préoccupantes :2170 allégations d’exploitation et d’abus sexuels impliquant des partenaires d’exécution hors mandat direct du système des Nations Unies,Contre 1131 allégations enregistrées au sein du système onusien.Du côté des victimes :2431 victimes identifiées dans des allégations impliquant des partenaires d’exécution,Contre 2311 victimes au niveau du système des Nations Unies.Ces chiffres soulignent l’urgence de renforcer les mécanismes nationaux, d’autant plus que plusieurs cas surviennent en dehors du cadre d’autorité directe des agences onusiennes.Les participants ont recommandé l’élaboration d’une stratégie d’intervention nationale, en partenariat étroit avec le gouvernement, pour renforcer la réponse PEAS au Niger.Ensuite s’est suivi des Techniques d’animation et outils pratiques :les techniques d’animation d’une formation,les comportements attendus des formateurs,la manière d’aborder les sujets sensibles,la mitigation des risques SEAH,l’assistance centrée sur la victime,et la promotion d’une programmation sûre dans tous les projets.Des travaux de groupe, études de cas et vidéos interactives ont permis aux participants d’appliquer les concepts de manière concrète.Devenir un relais de confiance pour les communautésEnfin, La formation a aussi mis l’accent sur le rôle essentiel des formateurs PEAS :Nous sommes parfois relais, conseillers, référents et soutiens directs pour nos collègues, nos partenaires et surtout pour les communautés.Les participants ont travaillé sur des compétences très pratiques :identifier un risque,écouter sans jugement,orienter de manière appropriée,signaler en respectant les principes de confidentialité, de sûreté et de centrage sur la victime.Ces trois jours ont permis de renforcer un réseau PEAS plus solide, plus cohérent et mieux outillé pour protéger les personnes les plus vulnérables.La prévention des EAS, une responsabilité collectiveCette formation a rappelé une vérité essentielle :
la prévention de l’exploitation et des abus sexuels n’appartient pas à un service ou à une institution elle est la responsabilité de toutes et de tous.« Prévenir l’exploitation et les abus sexuels : c’est la responsabilité de tous. »Grâce à cette formation, les membres du réseau PEAS du Niger sortent mieux préparés, mieux équipés et plus engagés pour bâtir un environnement sûr, respectueux et digne pour chaque personne, en ligne comme hors ligne. Ecrit par Chamsia Chaibou, Assistante communication au PBF
la prévention de l’exploitation et des abus sexuels n’appartient pas à un service ou à une institution elle est la responsabilité de toutes et de tous.« Prévenir l’exploitation et les abus sexuels : c’est la responsabilité de tous. »Grâce à cette formation, les membres du réseau PEAS du Niger sortent mieux préparés, mieux équipés et plus engagés pour bâtir un environnement sûr, respectueux et digne pour chaque personne, en ligne comme hors ligne. Ecrit par Chamsia Chaibou, Assistante communication au PBF
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27 novembre 2025
Quand la dignité renaît
Là où s’étendait autrefois un sol nu et craquelé, s’élèvent aujourd’hui des herbes, des jeunes arbres et le chant des oiseaux. Les femmes arrivent, pelles et paniers à la main, les rires mêlés au vent chaud. Ici, la vie a repris. Haoua Souley Tawati, 61 ans, observe le terrain qu’elle connaît par cœur : « Avant, on pouvait voir quelqu’un à un kilomètre tellement la terre était nue. Aujourd’hui, les arbres sont partout, les animaux sauvages sont revenus… et nos vies aussi. » Autour d’elle, les demi-lunes creusées dans la terre témoignent de mois d’efforts collectifs. Là où la sécheresse semait la désolation, les champs reverdis nourrissent désormais les familles. Quand la terre revit, les femmes se relèvent Cette transformation n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un effort collectif conduit par le Gouvernement du Niger et les communautés locales, avec l’appui du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Ensemble, ils mettent en œuvre des solutions durables pour restaurer la terre, renforcer la sécurité alimentaire et créer des moyens de subsistance stables. « Quand le PAM est arrivé, il a choisi de travailler avec les plus pauvres », raconte Haoua. « Aujourd’hui, les femmes choisies ne sont plus dans cette catégorie. Elles ont des maisons, des animaux, des revenus. » Sous un acacia, Adama Kakale, 60 ans, sourit : « Avant, tenir 10 000 francs CFA dans mes mains était un rêve. Aujourd’hui, je vends mon mil pour 150 000 francs CFA ! » Grâce à ces efforts conjoints, dans la region de Zinder uniquement plus de 3 millions de dollars ont été transférés directement aux ménages, et 2 000 tonnes de vivres ont été distribuées à près de 300 000 personnes. La création de 641 banques céréalières, totalisant 149 000 tonnes de stock, garantit aujourd’hui la sécurité alimentaire de 38 336 ménages. Quand le sable se transforme en promesse À Sisia, dans le département de Tanout, les dunes autrefois mouvantes sont aujourd’hui fixées par des barrières végétales et des rangées d’arbres. Haoua Abdoulaye, 45 ans, y travaille chaque matin avec d’autres femmes. « Nous avons appris à planter les herbes et les arbustes qui retiennent le sable. Aujourd’hui, même les vents violents n’emportent plus nos terres. Nous avons protégé nos champs, nos maisons et notre avenir. » Grâce à ces techniques, Sisia est devenu un exemple de restauration réussie, où les femmes assurent la protection des terres arables et la continuité de la production agricole. Les gardiennes de l’eau À Maïgardaye, Fathima Daouda, 40 ans, s’active autour d’une mare pour couper les plantes envahissantes. « Nous travaillons ensemble. Certaines coupent, d’autres transportent. Ce travail nous rend fières. Nous étions pauvres, aujourd’hui nous sommes autonomes. » Encadrées par les services techniques de l’État et accompagnées par le PAM, les femmes de Maïgardaye entretiennent les mares, fabriquent du compost naturel et participent à la régénération des écosystèmes aquatiques. Ces gestes simples freinent l’avancée du désert et redonnent vie à la terre. Les activités génératrices de revenu se multiplient : 84 unités d’extraction d’huile ont permis à 3 028 ménages de produire 10 tonnes d’huile d’arachide, générant plus de 10 millions de francs CFA, tandis que 540 ménages engagés dans l’embouche ovine ont collectivement gagné 15 millions de francs CFA. Des résultats qui redonnent confiance Grâce à cet accompagnement conjoint du Gouvernement du Niger et du PAM, avec le soutien de l’Allemagne, du Danemark, du Canada et de l’Italie, les progrès sont tangibles dans la région de Zinder sur les sites d’intervention du Programme Alimentaire Mondial : • 82 % des terres dégradées identifiées ont été restaurées ; • 59 % des ménages disposent désormais d’au moins 2 hectares exploitables ; • 35 % des ménages FFA sont passés de « pauvres » à « moyens » ou « aisés » ; • et le taux de malnutrition aiguë globale est tombé à moins de 2 %. Au-delà des chiffres, c’est la dignité humaine qui renaît. Chaque arbre planté est une promesse de vie, chaque femme débout une victoire sur la précarité. Dans le regard de Haoua Souley, d’Adama Kakale, de Haoua Abdoulaye et de Fathima Daouda, on lit la fierté de contribuer, à bâtir un avenir durable pour leur terre. Sous le ciel de Zinder, elles avancent, semant chaque jour les graines d’un monde plus juste et plus vert.
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Histoire
18 novembre 2025
La jeunesse reste l’un des atouts les plus puissants pour bâtir un Niger stable, solidaire et résilient.
Niamey, [15 Novembre] — C’est dans cet esprit que la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Niger a rencontré, ce samedi, les Scouts du Niger, une organisation emblématique engagée pour le civisme, le leadership et le service communautaire. Accueillie par les responsables du mouvement, la Coordonnatrice Résidente a échangé avec les jeunes sur leur rôle essentiel dans la promotion de la citoyenneté active, la consolidation de la paix et la mobilisation communautaire. Les Scouts ont partagé leurs actions phares, notamment dans la sensibilisation, l’engagement social, la protection de l’environnement et la solidarité envers les communautés vulnérables. La rencontre a mis en lumière une jeunesse porteuse d’énergie, de discipline et d’initiatives positives, déterminée à contribuer au développement du pays. La Coordonnatrice Résidente a salué leur engagement et les a encouragés à poursuivre leurs efforts au service de la nation, rappelant que la jeunesse est une force incomparable pour la paix et le développement. Cette interaction ouvre la voie à des perspectives de collaboration visant à renforcer les initiatives de leadership, de volontariat et de cohésion sociale, en ligne avec les priorités du Système des Nations Unies.
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Histoire
17 novembre 2025
Marathon Novembre Bleu au Niger
Ce 15 novembre, Niamey a vibré au rythme de la Marche de Novembre Bleu, une initiative organisée par la Clinique Afoua et le Mouvement Toastmaster Niger, en partenariat avec plusieurs institutions engagées dans la promotion de la santé masculine. Mme Keita, accompagnée du personnel du Système des Nations Unies, a marché aux côtés de hauts responsables étatiques, témoignant d’un engagement collectif exemplaire.Autour des organisateurs principaux notamment la Clinique Afoua et le Mouvement Toastmaster, se sont fédérés plusieurs partenaires clés :Les Autorités nationales, affirmant un engagement politique fort ;La Faculté des Sciences de la Santé, apportant un éclairage académique et scientifique ;La Banque Régionale des Marchés (BRM), démontrant la responsabilité sociale du secteur privé ; En marge de la marche, Mme MAMA KEITA a accordé une interview aux médias, dont Univers TV, soulignant l’importance de la sensibilisation :
« Notre présence massive n’est pas seulement symbolique. Elle est un appel clair à l’action. La sensibilisation est notre première ligne de défense contre le cancer de la prostate, et c’est en unissant les forces publiques, privées et associatives que nous pourrons réellement sauver des vies. »Le cancer de la prostate demeure un enjeu majeur de santé publique au Niger. À travers cette initiative, les organisateurs et partenaires ont encouragé le dépistage précoce, la prévention et un dialogue plus ouvert sur la santé masculine. Bien plus qu’un simple rassemblement, cette marche de Novembre Bleu incarne un modèle de partenariat public-privé-associatif au service d’une cause vitale. Elle amorce une dynamique qui promet de renforcer les efforts de dépistage, d’information et de sensibilisation à travers le pays.
Ensemble, continuons à sensibiliser, prévenir et sauver des vies. Ecrit par Abdoulkarim Mamane: Assistant en communication au RCOEnsemble, brisons les tabous. Ensemble, prenons soin de la santé des hommes.
« Notre présence massive n’est pas seulement symbolique. Elle est un appel clair à l’action. La sensibilisation est notre première ligne de défense contre le cancer de la prostate, et c’est en unissant les forces publiques, privées et associatives que nous pourrons réellement sauver des vies. »Le cancer de la prostate demeure un enjeu majeur de santé publique au Niger. À travers cette initiative, les organisateurs et partenaires ont encouragé le dépistage précoce, la prévention et un dialogue plus ouvert sur la santé masculine. Bien plus qu’un simple rassemblement, cette marche de Novembre Bleu incarne un modèle de partenariat public-privé-associatif au service d’une cause vitale. Elle amorce une dynamique qui promet de renforcer les efforts de dépistage, d’information et de sensibilisation à travers le pays.
Ensemble, continuons à sensibiliser, prévenir et sauver des vies. Ecrit par Abdoulkarim Mamane: Assistant en communication au RCOEnsemble, brisons les tabous. Ensemble, prenons soin de la santé des hommes.
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Histoire
14 novembre 2025
Visite de la Coordonnatrice Résidente de l’ONU à l’African Development Universalis (ADU)
Cette rencontre a permis de mettre en lumière le rôle croissant des établissements privés dans la formation des jeunes et leur contribution au développement national. L'ADU se présente comme la première université bilingue du Niger, avec pour mission de former la prochaine génération de leaders.Guidée par le Directeur Général de l’ADU, M. Adam, la Coordonnatrice Résidente a découvert les infrastructures du campus, notamment la salle de connectivité, les espaces d’apprentissage interactifs et la bibliothèque qui abrite plus de 50 000 ouvrages. L’université compte près de 200 étudiants en Licence et Master et prévoit l’ouverture prochaine d’un nouveau campus. « Notre mission à l'ADU n'est pas seulement de délivrer des diplômes, mais de former des architectes du développement. En forgeant des entrepreneurs et des leaders bilingues et éthiques, nous investissons concrètement dans l'avenir économique et social du Niger, en alignement direct avec les aspirations de notre gouvernement et de nos partenaires comme les Nations Unies. » a rappelé M Adamou ZadaL’équipe de l’ADU a présenté son approche éducative axée sur l’innovation, le bilinguisme et l’entrepreneuriat. L’établissement ambitionne de former une nouvelle génération de jeunes capables de créer des solutions concrètes, avec un objectif de 40 % d’étudiants orientés vers l’entrepreneuriat. Des sessions hebdomadaires d’échanges avec des acteurs du secteur privé complètent cette dynamique. Un alignement naturel avec les Programmes Phares ONU–NigerLa vision éducative de l’ADU s’inscrit pleinement dans les priorités nationales accompagnées par les Nations Unies, notamment à travers les Programmes Phares « Jeunesse & Employabilité » et « Éducation & Formation ». Les initiatives de l’université convergent vers les objectifs communs de renforcement des compétences, de professionnalisation et de création d’opportunités économiques pour les jeunes. Valoriser l’investissement humainMme Mama Keita a salué les efforts engagés par l’université pour encourager l’innovation, la créativité et l’esprit d’initiative. Elle a rappelé que le développement durable repose avant tout sur la qualité du capital humain et la capacité des jeunes à contribuer activement à la transformation du pays.« Le véritable développement d'une nation est mesuré non seulement par ses infrastructures, mais par la qualité de son capital humain. Investir dans des institutions comme l'ADU, qui incubent l'innovation et l'entrepreneuriat chez la jeunesse, c'est poser les fondations d'un Niger résilient et prospère pour les générations à venir. » Renforcer l’impact : recommandations de la Coordonnatrice RésidenteAu terme de sa visite, Mme Mama Keita a partagé quelques pistes destinées à consolider le positionnement de l’ADU et à amplifier son impact. Elle a notamment souligné l’importance de mobiliser des ressources en appui aux Programmes Phares, de développer des projets éducatifs innovants et transformateurs, et d’identifier des investisseurs capables d’accompagner l’université dans sa croissance. Ces orientations visent à encourager l’ADU à poursuivre son rôle moteur dans l’écosystème éducatif et entrepreneurial du Niger. Article proposé et ecrit par Cherifatou Mamoudou et Abdoulkarim Mamane China, Assistants en communication au RCOCredit photo: Chamsia Chaibou, Assistante communication au PBF
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Communiqué de presse
28 novembre 2025
Le HCR et ONU Femmes signent un nouveau cadre de partenariat en appui au Niger en faveur des femmes et des filles affectées par les déplacements forcés
Niamey, le 27 novembre 2025- Le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés et ONU Femmes, l’entité des Nations unies pour l’egalité des sexes et l’autonomisation des femmes ont signé un Protocole d’Accord (MoU) pour intensifier leur collaboration en faveur de l’égalité de genre, de la sécurité et de l’autonomisation des femmes et des filles touchées par les déplacements forcés, ainsi que des communautés hôtes. Ce partenariat s’inscrit dans les priorités nationales et les cadres internationaux tels que le Pacte mondial sur les réfugiés, l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité et le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable (2023–2027).Plus de la moitié des 938 000 personnes déplacées de force au Niger sont des femmes et des filles. Une sur quatre est exposée à des risques accrus de violences faites aux femmes et aux filles, notamment les violences sexuelles, les agressions physiques, l’exploitation, le mariage précoce et le déni de ressources.« À un moment où les ressources humanitaires diminuent, ces chiffres illustrent l’ampleur des défis et la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs humanitaires et du développement », a déclaré Fafa Olivier Attidzah, Représentant du HCR au Niger. « Nous devons travailler plus étroitement ensemble pour maximiser l’impact auprès de celles et ceux qui en ont le plus besoin. Unir nos forces avec ONU Femmes renforce notre capacité collective à lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles réfugiées, déplacées et des communautés hôtes, à promouvoir le leadership féminin et à offrir des solutions durables en pleine cohérence avec les priorités du Niger, en coopération avec le système des Nations Unies et en étroite collaboration avec les autorités nigériennes. »Grâce à cet accord, le HCR et ONU Femmes travailleront de manière plus étroite pour renforcer la participation, la sécurité et le leadership des femmes et des filles touchées par les déplacements en vue de:Consolider les initiatives de prévention et de réponse aux violences faites aux femmes et aux filles ; Soutenir l’autonomisation économique des femmes et leur participation aux processus décisionnels communautaires ;Améliorer la collecte et l’utilisation de données désagrégées par âge, genre et diversité ; Mener des actions conjointes de plaidoyer et de communication pour faire progresser l’égalité de genre. « Lorsque l’action humanitaire et le développement placent les femmes et les filles au centre, chaque crise devient une opportunité de transformation », ajoute la Représentante d’ONU Femmes au Niger ai, Maïmouna Seyni Yaye.Le protocole d’accord (MoU) guidera des initiatives conjointes axées sur l’intégration du genre, le leadership féminin et le plaidoyer fondé sur des données factuelles. Il renforcera également la collaboration à travers des plateformes clés de coordination, telles que le Groupe Genre dans l’Action Humanitaire (GiHA), qui veille à ce que la planification dans tous les secteurs tienne compte des besoins spécifiques des femmes et des filles, et le Groupe de travail sur la Redevabilité envers les Populations Affectées (AAP), qui garantit que les voix des communautés orientent les décisions humanitaires.La signature intervient en pleine campagne des 16 Jours d’actions patriotiques contre les violences faites aux femmes et aux filles, soulignant l’engagement du HCR et d’ONU Femmes à soutenir les efforts nationaux et communautaires visant à mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles. Ce partenariat stratégique permettra aux deux agences de conjuguer leurs expertises pour renforcer la cohérence des actions humanitaires, de développement et de paix au Niger, conformément aux engagements du Système des Nations Unies.Pour toute informations complémentairesHelen Ngoh Ada - Communications Officer UNHCR-Email: ada@unhcr.org
BOUBACAR SEYNI Fatimata- Communication Analyst UNWOMEN: email: fatimata.seyni@unwomen.org
BOUBACAR SEYNI Fatimata- Communication Analyst UNWOMEN: email: fatimata.seyni@unwomen.org
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Communiqué de presse
28 août 2025
Le Niger et les Nations Unies lancent quatre programmes phares conjoints pour impulser transformation, croissance et cohésion sociale
Réunis au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, autorités nationales, représentants onusiens, diplomates, partenaires techniques et financiers, société civile et secteur privé ont officiellement lancé quatre programmes phares conjoints, visant à accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) et à catalyser la transformation du pays à l’horizon 2030. Ce moment institutionnel fort répond à une double ambition : un alignement renforcé sur les priorités nationales du Niger, et une approche intégrée, inclusive et transformationnelle dans la mise en œuvre des interventions du Système des Nations Unies.Un processus stratégique né du dialogue et de la vision partagéePrésidée par le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur, représentant Son Excellence le Premier Ministre, la cérémonie a réuni des membres du Gouvernement, des représentants diplomatiques, des chefs d’agences onusiennes, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs de la société civile, du secteur privé et du monde académique. Ce large rassemblement multi-acteurs illustre l’ancrage national et international des programmes, ainsi que la dynamique de co-construction et de coresponsabilité qui a guidé leur élaboration. Dans son discours d’ouverture, la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies, Mme Mama Keita, a rappelé que ces programmes sont l’aboutissement d’un dialogue stratégique approfondi engagé avec les autorités nigériennes en 2024, dans un contexte régional marqué par des défis multidimensionnels. Elle a souligné la nécessité de passer d’une logique de fragmentation des projets à une programmation conjointe cohérente, lisible et structurée, capable de générer un impact tangible pour les populations. Ces programmes visent non seulement à renforcer l’efficacité de l’action publique et de la coopération internationale, mais aussi à transformer les défis en opportunités, en plaçant les communautés au cœur du changement. « Ces programmes phares sont le fruit d’un partenariat étroit avec le Gouvernement nigérien. Ils visent à transformer les défis en opportunités pour bâtir un Niger résilient et prospère. » Mama Keita Quatre axes pour transformer durablement le NigerChacun des programmes est porté par un ministère lead et co-construit avec les agences onusiennes concernées, illustrant une nouvelle approche de partenariat intégré et sectoriel, et couvrent les domaines stratégiques suivants :(1) la gouvernance socio-économique, visant à améliorer la transparence, l’efficacité des institutions et la gestion des ressources publiques ; (2) l’éducation et la formation, centrée sur l’accès équitable à une éducation de qualité, avec une attention particulière aux filles et aux zones rurales ; (3) la jeunesse et l’employabilité, axée sur la formation professionnelle, la création d’opportunités économiques et l’entrepreneuriat des jeunes ; et (4) la souveraineté alimentaire, mettant l’accent sur la résilience des systèmes agricoles, la production locale et la réduction de la dépendance aux importations. Une volonté politique affirmée et un appel à la mobilisationPrenant la parole au nom du Premier Ministre, M. Bakary Yaou Sangaré, Ministre des Affaires Étrangères, a salué cette initiative conjointe et réaffirmé la vision du Gouvernement :« Ces programmes traduisent notre vision commune d’un Niger souverain, où chaque citoyen peut réaliser son plein potentiel. »Sur le plan financier, la mise en œuvre des programmes phares conjoints pour la période 2025–2027 est estimée à 1,84 milliard de dollars américains, dont environ 7 % ont déjà été mobilisés par le Gouvernement du Niger et les agences des Nations Unies. Ces programmes, pleinement alignés sur les priorités nationales, s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (UNISS) et des plans-cadres de coopération. Face aux défis multidimensionnels du pays, ils constituent une réponse structurée et ambitieuse, nécessitant une mobilisation accrue des partenaires bilatéraux, multilatéraux, des fondations et du secteur privé. La Coordonnatrice Résidente, Mme Mama Keita, a souligné le rôle central du financement du développement comme levier de transformation durable, appelant à un accompagnement plus prévisible, coordonné et soutenu pour assurer un impact concret sur le terrain.« L’engagement collectif est indispensable pour garantir un impact concret et durable sur le terrain. » — Mama KeitaUn engagement symbolique pour un avenir communLa cérémonie s’est conclue par une signature symbolique des chevalets, marquant l’adhésion officielle de toutes les parties prenantes à la mise en œuvre des programmes phares. Ce moment sollennel scelle non seulement l’engagement politique et institutionnel, mais cristallise également une vision partagée d’un Niger plus souverain, équitable, résilient et prospère, aligné sur l’Agenda 2030 et les objectifs de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel (UNISS). Le discours de clôture du Ministre des Affaires Étrangères a mis en avant la convergence des visions autour d’un socle commun : celui d’un développement centré sur l’humain, porté par la solidarité, la responsabilité partagée et la redevabilité mutuelle.Ce lancement marque ainsi une étape décisive dans l’évolution du cadre de coopération entre le Système des Nations Unies et le Gouvernement du Niger, en ouvrant la voie à une programmation plus ambitieuse, plus lisible et mieux alignée aux priorités de l’État.Pour plus d’informations, veuillez contacter :Aminta Hassimi, Spécialiste en Communication - Bureau du Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Niger : aminta.hassimi@un.org Site web : https://niger.un.org/fr - Twitter : https://twitter.com/SNUniger
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Communiqué de presse
27 juin 2025
Le Niger se mobilise pour la 4ᵉ Conférence Internationale sur le Financement du Développement (FFD4) : vers des engagements concrets pour accélérer la mise en œuvre des ODD
Dans un environnement mondial marqué par la réduction des ressources concessionnelles, les réformes urgentes de l’architecture financière internationale et les défis sécuritaires croissants, le Niger souhaite renforcer son plaidoyer pour un financement plus équitable, prévisible et aligné sur ses priorités nationales. La réunion s’inscrit dans la dynamique du UN80, du Pacte pour le Futur et du Nouveau Cadre de Financement (Funding Compact), visant à doter les Nations Unies et leurs partenaires d’outils modernes pour soutenir les Objectifs de Développement Durable (ODD). Un engagement collectif pour des solutions durablesMme Ngoné Diop, Directrice du Bureau de la CEA en Afrique de l’Ouest, a mis en lumière les opportunités qu’offre l’initiative UN80, notamment en matière de gains d’efficacité, de gouvernance financière et de transparence. Le Pacte pour le Futur, quant à lui, appelle à une refondation des pratiques de financement pour les générations futures, avec un accent particulier sur la jeunesse, l’innovation, la paix et le développement durable. Des perspectives économiques contrastéesLors de son intervention, M. Moustapha Ly, Représentant Résident du FMI, a partagé un aperçu des performances économiques du Niger. Malgré une croissance projetée à 6,6 % en 2025 grâce aux exportations de pétrole brut et à la relance de l’agriculture, les contraintes budgétaires, la détérioration du secteur bancaire et les restrictions de financement continuent de peser lourdement sur la mise en œuvre des politiques sociales.Une mobilisation renforcée de la Banque mondiale pour soutenir les priorités nationalesPrenant la parole lors de cette rencontre, M. Hans Fraeters, Représentant Résident de la Banque mondiale au Niger, a mis en exergue les principaux axes d’intervention de la Banque mondiale, alignés sur les priorités nationales, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la protection sociale et des infrastructures résilientes. À l’approche de la FFD4, il a insisté sur l’importance d’une coopération renforcée pour maximiser l’impact des investissements, soutenir les réformes structurelles et renforcer la résilience économique du pays dans un contexte régional complexe. L’état d’avancement des ODD : entre progrès et défisLa Représentante Résidente du PNUD, Dr. Nicole Kouassi, a dressé un état des lieux des ODD au Niger. Bien que des progrès soient notés dans les domaines de la gouvernance, de l’environnement et des partenariats (ODD 11, 13, 15, 16, 17), plusieurs indicateurs, notamment ceux liés à l’éducation, à l’accès à l’eau et à l’emploi, stagnent ou régressent. Le Niger a contextualisé 16 des 17 ODD et établi des mécanismes de suivi rigoureux. Toutefois, des inégalités persistantes et la fragilité des services de base nécessitent une action accélérée et des investissements ciblés. Une voix forte du Niger à SévilleÀ travers cette rencontre, le Niger affine sa position pour porter une voix forte lors de la FFD4. La Coordonnatrice Résidente, Mme Mama Keita, a rappelé l’importance de renforcer les partenariats et d’aligner les mécanismes de financement avec les ambitions nationales, tout en appelant à plus de solidarité envers les pays vulnérables.Contact presse :
Bureau du Coordonnateur Résident, Système des Nations Unies au Niger
Aminta Hassimi LarabouSpécialiste en Communication et PlaidoyerBureau du Coordonnateur Résident du Système des Nations UniesCell : (227) +227 80 07 97 73. Email: aminta.hassimi@un.orghttps://niger.un.org/fr . https://twitter.com/SNU_niger
Bureau du Coordonnateur Résident, Système des Nations Unies au Niger
Aminta Hassimi LarabouSpécialiste en Communication et PlaidoyerBureau du Coordonnateur Résident du Système des Nations UniesCell : (227) +227 80 07 97 73. Email: aminta.hassimi@un.orghttps://niger.un.org/fr . https://twitter.com/SNU_niger
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Communiqué de presse
25 mars 2025
La Coordonnatrice humanitaire au Niger condamne avec indignation l’attaque meurtrière contre des civils dans la région de Tillabéri.
« Je suis profondément bouleversée par cette attaque d’une violence inouïe. Les populations civiles doivent être protégées en toutes circonstances. Je présente mes condoléances aux familles endeuillées et affirme le soutien indéfectible de la communauté humanitaire aux populations touchées par violence au Niger », a déclaré Madame Keita.Depuis des années, la région de Tillabéri subit les assauts récurrents des groupes armés, causant des déplacements massifs et une détérioration grave des conditions de vie des populations civiles. Ces violences exacerbent la vulnérabilité des communautés et entravent l’accès vital à l’aide humanitaire.« Le meurtre de civils est injustifiable. J’exhorte tous les acteurs à respecter le droit international humanitaire, à prendre des mesures immédiates pour protéger les civils et à traduire les responsables de ces actes odieux en justice », a ajouté Madame Keita.La communauté humanitaire, en collaboration avec le Gouvernement du Niger, reste pleinement mobilisée pour répondre aux besoins urgents des populations affectées, en respectant les principes d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.
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Communiqué de presse
30 juillet 2024
L'UNOPS et la Banque mondiale améliorent l'accès à une éducation de qualité au Niger
●L'UNOPS et la Banque mondiale ont remis 7 000 tablettes et 7 000 power banks solaires au ministère de l'Éducation nationale du Niger. ● Ces équipements visent à améliorer les pratiques et les méthodes d'enseignement, notamment dans les zones rurales sans accès à l'internet ou à l'électricité. Une formation pour 300 formateur·rices en TIC sera organisée pour assurer la maintenance et l'utilisation optimale des tablettes dans les écoles. NIAMEY, Niger, le 25 juillet 2024 - Dans le cadre du Projet amélioration des apprentissages pour l'obtention de résultats dans l'éducation au Niger (LIRE), financé par la Banque mondiale, l’UNOPS a organisé une cérémonie officielle pour remettre 7 000 tablettes et 7 000 power banks solaires au ministère de l’Éducation nationale du Niger. Cette initiative vise à améliorer l’accès à une éducation de qualité pour les filles et les garçons au Niger et à renforcer la qualité de l’enseignement en diversifiant les plateformes d’apprentissage. La cérémonie, qui s’est tenue à l’École Normale de Niamey, a été présidée par le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Éducation nationale du Niger, Idi Abdou, en présence de la délégation de la Banque mondiale, des partenaires nationaux ainsi que des bénéficiaires. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Projet d'amélioration des apprentissages pour l'obtention de résultats dans l'éducation au Niger (LIRE, Learning Improvement for Results in Education Project en Anglais) financé par la Banque mondiale. Ce projet vise à aider le gouvernement nigérien à améliorer l’accès à l’éducation, la qualité de l’enseignement et de l’environnement d’apprentissage, tout en renforçant la planification et la gestion de l’éducation au Niger. Avec un budget total de 6,3 millions de dollars de la Banque mondiale, l'acquisition de ces tablettes et power banks solaires a été confiée à l’UNOPS en mai 2023. Ces équipements sont essentiels pour améliorer les pratiques et les méthodes d’enseignement en garantissant la disponibilité de matériel pédagogique pertinent dans les salles de classe. Plus que de simples appareils électriques, ces tablettes et leurs power banks solaires permettront de combler le fossé de l'analphabétisme numérique et de réduire la fracture numérique, grâce à la disponibilité d'un module hors ligne qui permet un déploiement en particulier dans les zones rurales où il n'y a pas d'accès à l'internet ou à l’électricité. Houcem Agrebi, répresentant de l’UNOPS, a ajouté: « Ces équipements [...] constituent un levier important pour la révolution numérique dans le système éducatif nigérien, et un passage obligé vers le développement durable et inclusif. » Pendant les 14 mois de mise en oeuvre, l'UNOPS a utilisé les ressources reçues de ses partenaires de manière efficace, efficiente, transparente et responsable, suivant son expertise et son manuel des achats. Cela a permis de réaliser des économies substantielles de 1,5 million de dollars, qui seront réinvesties pour l’achat de tablettes supplémentaires afin de promouvoir davantage l'apprentissage pour les filles et les garçons dans des situations difficiles au Niger. Le ministère de l’Éducation nationale distribuera ces tablettes et les power banks solaires aux enseignant·es à travers le pays. Avant leur déploiement dans les écoles, l’UNOPS organisera une formation avec 300 formateur·rices en Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) pour assurer la bonne utilisation et la durabilité des appareils livrés. Idi Abdou, secrétaire général adjoint du Ministère de l’Éducation nationale du Niger, a déclaré: « Les enseignants auront désormais accès à des outils modernes pour enrichir leur enseignement, tandis que les élèves pourront bénéficier d’une éducation plus interactive et axée sur les technologies. » Coordonnées pour la presse : Pour plus de détails sur ce projet et/ou pour interviewer un.e spécialiste de l’UNOPS, veuillez contacter Juyoung LEE, chargée de communication au bureau multi-pays de l’UNOPS au Sénégal: juyoungl@unops.org, +221 77 321 88 86. À propos de l’UNOPS La mission de l’UNOPS consiste à améliorer la qualité de vie des communautés et à aider les pays à instaurer la paix et parvenir à un développement durable. L’UNOPS aide les Nations Unies, des gouvernements et d’autres partenaires à gérer des projets et à mettre en place des infrastructures durables et des processus d’achats responsables de façon efficace. Pour en savoir plus, consultez le www.unops.org/fr et suivez l’UNOPS sur Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram, YouTube et WhatsApp.
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