Parce que vous avez choisi d’être là, l’espoir a continué en 2025 !
“ Ce grenier plein c’est la preuve que nous nous relevons et que nous pouvons à nouveau vivre de notre travail ”, déclara Haoua Souley, productrice agricole
En cette fraîche matinée de décembre, à Dangoudaou, un village situé à quelques kilomètres de Matameye dans la région de Zinder, Haoua ouvre la porte de son grenier. Pour la première fois depuis plusieurs saisons, les sacs sont pleins. Ce grenier bien garni représente bien plus qu’une récolte : il est synonyme de sécurité alimentaire pour sa famille et d’espoir retrouvé après des années marquées par l’incertitude.
Présidente d’une organisation paysanne, Haoua consacre une partie de sa production à l’alimentation de sa famille et le surplus est acheté par des écoles à cantine, avec l’appui du PAM. Elles sont nombreuses, les femmes de cette localité à bénéficier de ce programme d’achats locaux auprès des petits producteurs, qui renforce à la fois les moyens d’existence et l’économie locale.
En 2025, grâce au soutien des bailleurs et en appui au Gouvernement, le PAM et ses partenaires ont contribué à la restauration de 22 400 hectares de terres agricoles et sylvopastorales, 377 kilomètres de bandes pare-feux réalisées pour sécuriser les fortes productions pastorales, répartis sur presque 300 sites dans 1 000 villages. À travers des techniques adaptées aux réalités locales près de 80 000 ménages ont été soutenus, transformant l’assistance en une résilience durable.
Dans la même dynamique, le PAM a poursuivi son appui aux petits producteurs en accompagnant 43 organisations paysannes et en achetant 3 648 tonnes de céréales, contribuant ainsi à stabiliser les marchés locaux tout en soutenant les revenus agricoles. Si le grenier plein sécurise les familles pour les mois à venir, l’avenir se construit surtout à l’école, là où un repas peut faire toute la différence. Dans le village d’Angoual Dania, département de Allakaye, région de Diffa, Habiba commence l’après-midi par un déjeuner chaud avec ses camarades. Pour elle, ce repas est souvent le seul équilibré de la journée et surtout la condition pour rester en classe, apprendre et grandir. En 2025, le PAM a servi des repas scolaires à plus de 390 000 élèves, contribuant à l’amélioration de la rétention (maintien) scolaire, des apprentissages et la protection des enfants, tout en allégeant la charge qui sur les familles.
Cependant, pour apprendre, grandir et s’épanouir d’avantage, il faut-il être en bonne santé. Pour les plus jeunes et leurs mères, la nutrition reste une priorité vitale. Dans un centre de santé communautaire du village de Ketchandi à Diffa, Mariama serre son nourrisson contre elle. Grâce à un suivi nutritionnel régulier, elle retrouve peu à peu confiance et espoir pour l’avenir de son bébé. Diffa, cette région qui se relève progressivement des conflits armés, ici les populations hôtes et les communautés déplacées ont appris à vivre ensemble, comme une seule famille. Les centres de santé et la cantine scolaire sont devenus des espaces de stabilité et de protection pour les enfants. Cette année, environ 350 000 enfants âgés de 6 à 23 mois, ainsi que des femmes enceintes et allaitantes, ont bénéficié d’une prise en charge nutritionnelle, contribuant à prévenir et traiter la malnutrition dans les zones où les risques restent les plus élevés au Niger.
Parallèlement, des activités de changement de comportement ont été menées autour de l’alimentation du nourrisson, de l’hygiène, de l’utilisation des moustiquaires imprégnées. Ces actions ont permis de toucher 13 289 personnes, dont 8 944 femmes et 4 345 hommes, renforçant durablement les bonnes pratiques au sein des communautés. Lorsque les chocs dépassent les capacités des familles et que la crise force à tout abandonner, l’assistance d’urgence devient alors une question de survie. Dans la région de Tillabéri, Issa a dû fuir son village natal à cause de l’insécurité. Arrivé à Simiri, il pensait avoir tout perdu. L’assistance du PAM lui permet de nourrir sa famille et de retrouver un minimum de stabilité, condition essentielle pour se projeter à nouveau dans l’avenir.
En 2025, le PAM Niger, en appui au Gouvernement, a accompagné plus de 1,2 million de personnes en situation d’urgence, à travers des distributions alimentaires et des transferts monétaires, en ciblant en priorité les populations les plus vulnérables. Par ailleurs, atteindre les populations, souvent isolées par l’insécurité, la distance ou l’état des routes, exige des solutions rapides et adaptées. Lorsque les routes deviennent impraticables, le service aérien humanitaire devient un lien vital. En quelques heures, équipes humanitaires et intrants essentiels atteignent des communautés isolées, là où il fallait auparavant plusieurs jours.
En 2025, UNHAS, ce pont aérien a permis d’assurer la continuité des opérations humanitaires, de renforcer l’accès aux zones difficiles et de garantir une réponse rapide, sûre et efficace au plus près des populations. Dans ce contexte complexe, chaque décision compte et chaque ressource doit produire un impact maximal. Derrière chaque hectare restauré, chaque repas servi, chaque personne vulnérable assisté et chaque enfant pris en charge, il y a un choix stratégique : celui de faire mieux avec des moyens limités. Le PAM a ainsi concentré ses efforts sur les interventions à fort impact, en veillant à une utilisation rigoureuse, transparente et responsable des ressources.
Ces résultats n’auraient toutefois pas été possibles sans une action collective, fondée sur la confiance et le travail conjoint avec l’ensemble des partenaires sous le leadership du gouvernement. Sur le terrain, autorités nationales, partenaires locaux, équipes humanitaires et communautés travaillent main dans la main. Cette confiance partagée permet d’adapter les réponses, d’atteindre les plus vulnérables et de renforcer durablement les capacités locales.
Ainsi, de l’urgence à la résilience, du champ à l’école, chaque action s’inscrit dans une même ambition : protéger les plus vulnérables et renforcer leur espoir en l’avenir. Dans un contexte de défis humanitaires et logistiques majeurs, votre soutien a permis de raccourcir les distances, de gagner un temps précieux et, surtout, de sauver des vies et de changer les vies.
Merci aux Autorités Nigériennes, à nos bailleurs :Allemagne, Canada, Danemark, ECHO, Espagne, Etats Unis, Italie, Luxembourg, Monaco, Royaume Uni, Russie, suède, suisse, UNCERF et à nos équipes de terrain de faire la différence, du ciel jusqu’au terrain.